C’est le petit coup de cœur inattendu de cette saison. La folk pop de Joe Bel, révélée il y a quelques années par des titres comme In the morning ou No, no, a franchi une nouvelle étape avec son dernier album Family Tree. Au plaisir instinctif des mélodies, s’ajoute désormais une production plus précise, plus profonde, qu’il convient d’étudier à la loupe. Écoutes après écoutes, on redécouvre un chœur par-ci ou le beau son grave d’un piano par-là. La soirée s’annonce d’autant plus belle qu’elle signera également le retour d’Anita Dongilli sur scène. Après avoir abandonné la pop plus sage de ses débuts, la Grenobloise a durement bûché sur un nouveau projet fort ambitieux : une musique expérimentale, réalisée principalement avec sa voix céleste et son inséparable violon, le tout s’inspirant de La Divine Comédie, exquis monument de la littérature. Un voyage dantesque (au premier sens du terme, pour une fois) à travers l’Enfer, le Purgatoire et le Paradis, à la recherche de l’état de grâce.
Photo ©Sarah Balladere