À la guitare, une fois que l’on maîtrise Wonderwall et Creep, on peut se frotter à Hallelujah de Leonard Cohen – mais attention, c’est un peu plus facile et sacrilège de la massacrer, et ce n’est toujours pas avec ça que vous vous démarquerez du commun des guitaristes. D’ailleurs, cette chanson totem, dont on connaît surtout les versions de John Cale et Jeff Buckley, est absente du disque que H-Burns a consacré à son idole en 2021, Burns on the wire, le musicien drômois préférant se concentrer sur les quatre premiers albums studio riches – il est vrai – en tubes tout aussi incontournables (The Partisan, So long, Marianne en duo avec Lou Doillon, Who by fire ou Suzanne interprété avec Pomme). Un album propre et sans bavure que H-Burns a décidé de porter à nouveau sur scène, à l’occasion des 10 ans de la disparition du songwriter canadien, accompagné d’un quatuor à cordes, le Stranger Quartet, et de son complice Antoine Pinet. Valeur sûre de la folk française, H-Burns ne devrait décevoir personne ce soir-là. / HV
Photo © Marie Monteiro