Pour cette 45e édition de Jazz à Vienne, le cru s’annonce plus alléchant que jamais. Si la programmation est vaste, deux rendez-vous font figure d’incontournables à nos oreilles.
Tout d’abord la soirée du 2 juillet avec d’un côté le quintet de Vincent Peirani, l’homme qui a réussi l’exploit de rendre l’accordéon « cool » et nous offre une écriture toujours inspirée, aux influences variées (laissez-vous surprendre !). De l’autre, Beirut, alias Zach Condon. Sa voix envoûtante et sa bande nous promettent un concert contemplatif empreint de nostalgie lumineuse qui convoque plusieurs influences, du classique au folk intimiste en passant par la pop baroque. Une soirée marquante à ne pas manquer.
Véritable pépite du jazz vocal contemporain, Samara Joy illuminera quant à elle la scène du théâtre antique le 10 juillet dans un mélange savant de tradition et d’innovation. Une voix profonde et maîtrisée, héritée des grandes divas, le tout enveloppé d’arrangements riches et d’harmonies exigeantes aux colorations parfois impressionnistes. Elle (en)chante avec une fraîcheur qui nous rappelle que le jazz n’est pas une pièce de musée, mais un organisme vivant et vibrant.
En bonus pour les curieux, des expositions, et notamment Miles Davis 100 ans d’influence qu’on a hâte de découvrir !
Jazzland, c’est à Vienne avec une programmation qui reste fidèle à sa recette : du jazz dans toute sa diversité et son ouverture, servi par des artistes brillants, une bonne dose d’enthousiasme et d’éclectisme ! / ADT
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