Un nouveau festival, dans cette austérité ambiante, ce n’est pas tous les jours. Fin mai, direction donc Saint-Bernard-du-Touvet pour découvrir le Vulnéraire et ses jeunes artistes pop.
/ Par Hugo Verit
Les organisateurs auraient pu le nommer Chartreuse music festival tant cet événement nous évoque, dans son essence, un certain festoche vertacomicorien, malheureusement disparu cette année… Une programmation grand public (check), un havre de verdure (check) au milieu des montagnes (check). Mais des ambitions bien plus modestes, évidemment, pour ce tout nouveau Vulnéraire festival (du nom d’une fleur que l’on trouve en Chartreuse) porté par quelques jeunes gens désireux d’animer le Plateau des Petites Roches où ils ont grandi.
Pas simple de se lancer dans une telle aventure – ils ont déjà connu quelques retournements de situation, dont une subvention promise, finalement non attribuée – mais le Vulnéraire va bel et bien éclore fin mai à Saint-Bernard-du-Touvet avec, tout de même, une tête d’affiche, figure montantes de la chanson hexagonale : Zélie, tout aussi à l’aise en chorégraphies pop que derrière un piano intimiste pour délivrer ses morceaux expiatoires. En revanche, le rappeur Lord Esperanza, pourtant annoncé par les organisateurs jusqu’il y a peu, a dû annuler sa venue.
Le reste de la programmation convoque de nombreuses têtes connues de la scène locale grenobloise : Gwizdek (coup de cœur indétrônable de VRAAC), Efrasis, Arabella, Send me love letters, Adèle et Robin… et les Mountain Men qui viennent jouer à domicile.
Photo ©Charlotte Steppé