Voilà l'été

Grosses chaleurs : nos adresses pour manger (et boire) frais à Grenoble

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Coffee shop pas chiant

Minouch, c’est aussi le surnom de Yasmin, la patronne et fondatrice des lieux, ouverts il y a bientôt deux ans. Un établissement de caractère au charme fou, qui lui ressemble. À cheval sur la rue de Sault et la rue Guetal, il est doté d’une salle décorée d’un goût sûr et d’une double terrasse très agréable aux beaux jours. Assis au soleil sur l’une d’elles, on capte l’odeur des herbes fraîches qui bordent les tables. Elles sont une composante indispensable de la cuisine de Yasmin, qui puise son inspiration dans celles des pays méditerranéens ou du Levant. Ses propositions sont 100 % faites maison – jusqu’au pain ! Mais aussi invariablement de saison, locales et créatives. Il y a toujours un sandwich, un plat végé et un plat carné à découvrir chaque midi, et un copieux petit déjeuner – elle abhorre le mot « brunch » – les matins dès 8h. Toutes les boissons de spécialité sont glaçables : on s’est ainsi délecté d’un fameux chocolat sans sucre ajouté. Un véritable lieu de vie qui parvient à faire coexister espace kids friendly et organisation de soirées « Pompette » pour « boire-manger-danser ». Le goût de l’essentiel, finalement.

Minouch
10, rue de Sault

Beaucoup du Vietnam, toujours végétal

C’est tout proche de la place des Tilleuls, en retrait de l’agitation du quartier Notre-Dame, qu’est établi le resto franco-vietnamien Meraki de Khanh Huyen Le. On descend quelques marches pour parvenir au frais dans un espace très agréable en été, si l’on ne préfère pas s’attabler sur la petite terrasse. Sa vocation est hybride, pour ravir du déjeuner au goûter, avec des grands classiques : banh mi, rouleaux de printemps, gua bao, pad thaï côtoient des pâtisseries souvent plus anglo-saxonnes ou frenchy, comme des flans ou des cinnamon rolls. Il faut dire que la cheffe justifie d’une solide expérience en tant que pâtissière avant l’ouverture de Meraki.

Les formules du midi sont particulièrement sexy avec des tarifs attractifs, et des plats qui changent chaque semaine. Il est bon de préciser que l’ensemble de la carte est végane, pour s’accorder aux convictions de la cheffe, même s’il est bien souvent impossible de s’en douter : rien ne manque dans ce bo bun à la citronnelle où le tofu et les pleurotes vous feront oublier la version traditionnelle au bœuf avec joyeuseté. Et vous laisseront repartir à vos activités beaucoup plus léger qu’avec sa version carnée !

Meraki
4, place des Tilleuls

Direction le bon goût

L’Aiguillage doit son nom à la proximité de la gare, à la jonction du quartier Europole et Saint-Bruno. Dans ses deux salles à la décoration aux couleurs naturelles, briques apparentes, bois clair et serviettes au tissu immaculé durant l’été, l’air est climatisé. Et tout est fait pour s’accorder un moment léger : le service est seyant mais pas pressant, et la cuisine, définie comme « nature », respecte les produits et joue de pertinentes associations de saveurs pour faire chavirer les cœurs. Un crémeux de céleri réveillé par un condiment de miso blanc, une glace oseille-citron à la vivacité affirmée qui souligne la douceur d’un financier accompagné de ses fraises fraîches… La carte, courte mais judicieusement composée, se prête à tous les palais, omnis comme végés, et toutes les occasions, professionnelles ou privées.

L’Aiguillage
14, rue Abbé-Grégoire

Un brunch Fénoménal

Le Féno – nouveau restaurant du Musée de Grenoble, ouvert en novembre dernier – coche toutes les cases du lieu idéal pour se sustenter sans étouffer. L’espace de restauration est vaste et climatisé, et sa terrasse ombragée et aérée. À la carte des boissons, le fait-maison qui règne en maître a tout bon : limonade citron-thym-romarin, ginger beer, thé glacé à la fleur d’oranger… pour s’hydrater du déjeuner jusqu’à l’heure du dîner. Concernant le manger, on retrouve une pléiade de plats adaptés à chaque moment de la journée : plats du jour inspirés au déjeuner, goûters régressifs pour le quatre-heures, assiettes à partager à tomber pour l’apéro. Et un brunch le week-end qui redéfinit à lui seul le concept d’opulence à la table d’Épicure ! Le buffet de desserts à volonté impressionne par sa qualité. En somme une carte plurielle qui mise sur l’ultra-fraîcheur des produits, la proximité des fournisseurs, des tours de mains malins et beaucoup de plaisir partagé.

Le Féno
5, place de Lavalette

On ira tous au Bar Radis

Il parvient à lui seul à rendre désirable le quartier Flaubert (qui en a pas mal besoin, il est vrai). Le Bar Radis se montre vertueux d’un bout à l’autre : il crée des synergies et relie les bonnes volontés pour tendre vers un système alimentaire plus durable et plus juste (entre autres choses). Très concrètement, on peut prendre pour exemple le projet de ferme urbaine de 900 m2 qui fournit le restaurant. On ne trouvera pas circuit plus court et le rooftop est impeccable pour prendre l’air. Mais surtout la cuisine de Syl, qui tient les manettes, est remarquable de justesse et de finesse, rassérénante mais tout en légèreté.

Bar Radis
15, rue Gustave-Flaubert

Photo © Pascale Cholette

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