Musique du monde

La Mòssa défie les lois de la physique à la Source

Sublime utopie scientifique, le mouvement perpétuel s’oppose malheureusement à deux lois fondamentales de la physique conduisant toutes les expériences menées depuis des siècles à un échec certain. L’idée d’une roue capable de tourner indéfiniment sans apport d’énergie extérieure relève donc de l’illusion. Oui, c’est rude la science…

Voilà pourquoi la musique, avec ses rythmes et ses boucles sans cesse renouvelés, nous donne parfois quelque consolation. Se décrivant précisément comme un « mouvement perpétuel », La Mòssa, quatuor féminin polyphonique et percussif, conçoit ses morceaux comme autant de tourbillons infinis, d’énergies brutes et immuables que rien ne saurait entraver. Les tambours offrent une pulsation sur laquelle les voix s’unissent, se répondent et envahissent tout l’espace disponible. En particulier dans le second album, Wanda Pétrichor, où la Mòssa s’inspire de multiples répertoires traditionnels (l’Italie méridionale, la Réunion, l’Espagne, l’Occitanie, la Suède…) pour composer ses propres chansons. Des chansons qui, malgré leurs influences patrimoniales, sonnent comme de petits tubes pop bien contemporains rappelant, par exemple, le magnifique Deathless du duo Ibeyi. Un projet d’une grande puissance pour un concert qui devrait sans doute hérisser les poils – et pourquoi pas défier certaines lois de la physique millénaire. / HV

Photo © Marc Ginot

LA MòSSA

Mercredi 17 décembre à 19h

La Source (Fontaine)

De 9€ à 16€

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