Jazz

Marthe et son jazz aux quatre vents

Avec son nom de grand-mère sympa (car non, les grands-mères ne sont pas toutes sympas), on imagine volontiers le groupe Marthe au rayon chanson française festive pas prise de tête façon MPL (Lucette, encore une mamie cool). Il n’en est rien : Marthe officie depuis presque 10 ans dans le monde tatillon du jazz, puisant néanmoins – et c’est son originalité – dans l’héritage traditionnel grec pour composer des albums toujours ambivalents, à la frontière du néo-trad et du rock. En témoignent leur explosif Minos (et sa très belle pochette au furieux dessin minimaliste) ou le dernier EP en date, au titre éponyme, comme pour signifier qu’il s’agit là d’une quintessence de leur musique – enregistrement le plus pur de leur discographie où s’exprime parfaitement le jeu de chaque instrumentiste.

Car Marthe est un quatuor de hauts techniciens qu’il faut citer in extenso : Damien Bernard à la batterie (augmentée d’une impeccable derbouka), Florent Briqué à la trompette, Alexis Moutzouris au saxo, à la clarinette ou parfois au bouzouki, et Lucas Territo à la guitare et à la basse, musicien que l’on suit depuis longtemps puisqu’il a eu la chance de participer à l’aventure musicale la plus ébouriffante et rocambolesque de l’histoire grenobloise : le saint groupe Mesdames. Alors courez au Jazz club pour découvrir Marthe – et amenez-y vos grands-mères préférées. / HV

Photo © Julie Cherki

MARTHE

Jeudi 23 avril à 19h30

Jazz Club de Grenoble (Grenoble)

De 12€ à 18€

CHRONIQUES CULTURE

Hip-Hop / Afro

Pour sa première soirée de la saison à la Belle, le collectif La Fièvre met Grenoble à l’honneur lors de ...

À l’approche des vacances de Noël, on a visité deux expositions dédiées au jeune public qui – hasard – ont ...

Souvent richement renseignées, jalonnées d’œuvres magnifiques et ponctuées de documents précieux, les expositions du musée de Saint-Antoine-l’Abbaye nous ont rarement ...

Invités en résidence dans le pays d’Allevard, les photographes grenoblois Stéphanie Nelson et Alexis Bérar ont imaginé une exposition où ...