Festival

Cinq raisons d'aller au festival Bien l'Bourgeon début juillet

/ Par Daisy Doom

1. Des grands noms du rap

Un poids lourd de la scène française qui n’a pas pris une ride : la plume et la mélancolie urbaine d’Oxmo Puccino sont à l’affiche de Bien l’Bourgeon, paroles ciselées et poésie chevillée au corps. Malheureusement, le rappeur militant Kery James ne sera finalement pas de la partie (« pour des raisons indépendantes de sa volonté ») mais il est remplacé au pied levé par une figure de la scène hip-hop new-yorkaise des années 90 : Mobb Deep.

2. Du rock qui ne se prend pas au sérieux

Les Fatals Picards et Les Wampas : deux faces d’une même pièce, celle d’un rock-punk-ska français qui pratique l’autodérision, celle du joyeux bordel, de la fête bon enfant mais pas beauf pour autant. Valeurs sûres, respectivement depuis 26 ans et 43 ans (!) de carrière. Plus électro mais tout aussi punk, la nouvelle génération est incarnée par Les Vulves Assassines, qui commencent à se tailler une bien belle réputation scénique. 

3. De l’électro haut de gamme

L’an dernier, le set avait dû être annulé ; déception oubliée, Acid Arab revient en 2026 avec sa techno orientale qui fait mouche, pour notre plus grand plaisir ! On imagine en plus que le décor du Vercors lui siéra particulièrement… C’est, pour nous, l’immanquable de cette neuvième édition du festival. Dans un autre style, les performances techno revendicatives de Planète Boum Boum, vues dans toutes les manifs, seront tout aussi efficaces dans un massif.

4. Des pépites prometteuses

Les noms sont tous écrits dans le même corps de police sur l’affiche. Peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup ! Parmi les artistes moins connus dénichés par Mix’Arts, on écoutera en live avec curiosité le blues d’Anaïs Rosso, la douceur folk d’Elsa Forêt propice à un moment de grande beauté, et surtout on ira twerker au son frénétique et chaud de Twende Pamoja, irrésistible, programmé sur la grande scène.

5. Des spectacles, des films, du sens

Cette année, la thématique du festival est la forêt. Plusieurs projections et ciné-débats sont prévus, et notamment le très bon documentaire de François-Xavier Drouet, Le Temps des forêts, indispensable pour comprendre cet écosystème mal connu et maltraité. La programmation de spectacles compte, c’est à souligner, de nombreuses propositions accessibles au jeune public, en journée ; ainsi que des balades ornithologiques dans la forêt de Gresse. On note enfin la présence de la désormais incontournable compagnie Le Chant des pistes, pour son spectacle Feu la forêt, et celle de l’ingénieur-artiste Ronan Moinet pour une conférence perchée.

Photo © Mathieu Ezan

BIEN L'BOURGEON

Du vendredi 3 juillet au dimanche 5 juillet

Gresse-en-Vercors

De 17€ à 38€

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