Initiation

On a testé le biathlon d’été

La chaleur insoutenable de notre bureau nous a poussés à faire le déplacement jusqu’à Autrans, plus particulièrement sur le plateau de Gève. Un lieu plutôt magique aux champs d’un vert électrique, recouverts de fleurs jaunes, et entouré de falaises donnant sur toute la vallée. En haut d’une colline, nous retrouvons Nicolas Termier, ancien biathlète professionnel, aujourd’hui moniteur de ski et à la tête d’Altitude Biathlon. Cette structure propose des initiations au biathlon, en hiver comme en été, des séminaires ou encore des cours avec des athlètes de haut niveau, le tout en ski, à roulettes ou à pied. Pendant plus de deux heures, VRaAC a suivi le team building de douze salariés d’une entreprise lyonnaise. Eux ont choisi la formule tir et course, avec un bonus pour s’essayer à la carabine utilisée par les athlètes. Dès notre arrivée, nous faisons face à trente zones de tir, avec au centre cinq cibles noires. En fin de session, l’objectif sera de les « blanchir ». 

Mais pour les débutants, direction le stand de tir à 10 mètres, où quatre carabines à air comprimé nous attendent. Le groupe est séparé en équipes et Nicolas Termier nous fait une démonstration, énumérant les étapes à suivre. D’abord se coucher à plat ventre, les jambes inclinées pour caler la carabine contre son épaule. Puis, on relève la culasse, on pioche un plomb qu’on place dans le mécanisme et on baisse le levier. À ce stade, il y a trois cercles à aligner pour pouvoir tirer : l’objectif, le viseur et la cible. Chose faite, on se concentre, la respiration ralentit, le corps tremble doucement, on aperçoit même les papillons virevolter, et quand la cible est verrouillée, il est nécessaire d’expirer, de bloquer et… le noir passe au blanc. Victoire ! Bon, on s’emballe peut-être un peu, ce n’est que le premier exercice. 

Mise en situation

Maintenant que nous savons (à peu près) tirer, Nicolas ajoute le cardio aux exercices. « Pendant une course, le cœur d’un biathlète est à 200 BPM. Quand la première balle part, il est à 160 BPM », nous explique-t-il. Les équipes s’élancent successivement sur un parcours miniature de biathlon (les tours de pénalité sont compris). Le but est d’apprendre à contrôler sa respiration pour ce qui nous attend : la carabine 22LR et les cibles à 50 mètres. Le fonctionnement est approximativement le même, à l’exception que chaque balle doit être chargée et expulsée. Surprise générale à la première détente, un écho retentit sur tout le plateau. Après les cinq tirs couchés, c’est le moment de se lever. L’arme pèse cette fois 3,5 kg, et on le sent. À ce moment précis, on réalise à quel point un corps non entraîné manque de stabilité. Il est quasiment impossible de viser une cible sans bouger et contrôler sa respiration n’est vraiment pas facile. Finalement, la cinquième cartouche blanchit une cible, un exploit ! Nous quittons le plateau de Gève avec une légère douleur à l’index, mais surtout des battements au cœur et le corps rempli d’adrénaline. 

Altitude Biathlon
78, route de l’Échaud (Autrans)

Photo © Tessa Paquet

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