Festival

Six films queer à ne pas rater au festival Vues d'en face

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Teenage sex and death at Camp Miasma

Présenté en séance spéciale en amont du festival, le nouveau film de Jane Schoenbrun, lauréat de la Queer Palm à Cannes, a déjà beaucoup fait parler de lui. Après I saw the TV glow, où la passion commune de deux adolescents en marge pour une série télévisée à la Buffy contre les vampires estompait progressivement les frontières entre réalité et fiction, Teenage sex and death at Camp Miasma (quel titre !) nous plonge cette fois dans l’univers trouble et vaporeux des « slashers » franchisés type Vendredi 13, en compagnie d’Hannah Einbinder et de Gillian Anderson.

Jeu. 17 sept. au Club (avant-festival)

L’Inconnu du lac

Maître-étalon de la filmographie singulière du réalisateur Alain Guiraudie, L’Inconnu du lac méritait bien, treize ans après sa sortie en salles, d’être redécouvert sur grand écran. Au sein d’un lieu qui fait figure de microcosme (une plage et une forêt avoisinant un lac, qui servent de point de rencontre entre hommes), de la drague, du désir, des échanges amicaux, des passions et un jour… un meurtre. L’identité de son auteur, immédiatement révélée, ne tient pourtant pas lieu d’intrigue : ce qui compte, c’est au contraire tout le reste…

Mar. 29 sept. à EVE

The Watermelon Woman

Réalisé en 1996 avec un budget hyper restreint par une jeune réalisatrice noire et lesbienne de 25 ans, The Watermelon Woman de Cheryl Dunye mérite bien plus que cette seule dimension symbolique à laquelle il est parfois réduit. Drôle, surprenant, engagé, réflexif, précurseur… Les qualificatifs manquent pour ce film hybride entre documentaire, comédie romantique et autofiction, dans lequel une aspirante réalisatrice fauchée employée dans un vidéoclub décide de réaliser un documentaire sur une actrice noire oubliée des années 1930. Un vrai coup de cœur !

Mer. 30 sept. au cinéma Juliet-Berto

Bound

Premier long-métrage des sœurs Wachowski, entrées dans la postérité quelques années plus tard avec la trilogie Matrix, Bound n’a connu qu’un succès limité lors de sa sortie en 1996. Arrivé au mauvais moment, après toute une flopée de films de gangsters déjantés post-Tarantino, de néo-noirs vénéneux et de thrillers érotiques un peu cheap, il a été vite cantonné au rang de simple exercice de style, virtuose mais sans grande personnalité. Occultant ainsi sa dimension ouvertement camp et féministe, qui lui a finalement permis de gagner en reconnaissance au fil des années.

Ven. 2 oct. au cinéma Juliet-Berto

She’s The He

Respecter à la lettre tous les ressorts narratifs habituels du teen movie tout en les réorientant autour du thème de la transidentité, c’est le pari aventureux, mais hautement réussi, dans lequel s’est lancé Siobhán McCarthy avec She’s The He. On y suit Ethan et Alex, deux lycéens à l’amitié fusionnelle, qui décident de se faire passer pour des filles trans afin de faire taire les rumeurs sur leur prétendue homosexualité… et se rapprocher des filles du lycée. Un point de départ passablement absurde qui se complique encore lorsqu’Ethan découvre qu’elle est réellement trans…

Ven. 9 oct. au Club

Body Blow

Pastiche appliqué des films noirs sulfureux qui pullulaient dans les vidéoclubs des années 1990 avec leur lot de durs à cuire, de personnages peu recommandables, de femmes fatales vénéneuses et autres policiers corrompus, Body Blow de Dean Francis se distingue néanmoins sur un point : ses principaux protagonistes sont tous ou presque homosexuels et une atmosphère homo-érotique torride infuse le métrage, de la première à la dernière seconde. À commencer par son héros torturé aussi taiseux que musculeux, qui tente avec difficulté de résister à ses pulsions.

Sam. 10 oct. au Club

Photo © Les Films du Losange

VUES D'EN FACE

Du mardi 29 septembre au vendredi 16 octobre

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