Un énième gimmick de basse sur quelques bongos, un ultime morceau de Yuksek avec vue sur Grenoble scintillant en contrebas, voilà le dernier (bon) souvenir qu’on avait du festival Musée électronique – c’était en 2023. Ensuite il y eut les travaux dans les jardins du Musée dauphinois (pas d’édition 2024) puis, malgré limma’annonce d’un retour en 2025, le silence à nouveau. Autant dire que le retour de l’événement cette année fut accueilli avec beaucoup de chaleur par les Grenoblois friands d’une musique électronique efficace et facile à appréhender pour danser un bon coup dans un décor idyllique. À condition d’avoir les moyens, puisque Musée électronique, comme de nombreux festivals désormais, s’avère difficile d’accès pour les petites bourses (l’inflation touche aussi le cachet des artistes). 45€, c’est donc le prix pour aller voir l’une des stars de cette cinquième édition : l’immarcescible Vitalic samedi (sans Rebeka Warrior mais c’est tout de même déjà complet) ou le tonton sympa de la french touch grande époque, j’ai nommé Pedro Winter le vendredi. Néanmoins, le plus excitant ne se trouverait-il pas en bas de l’affiche ? Si l’on écoute Cowboy Circus, épique EP de synthwave rigolote signé Mon Cher Guy (en photo), ou Check this out, l’un des derniers singles en date de Camille Doe, sorte de revival inattendu du big beat rappelant vaguement les débuts des Chemical Brothers, on serait tenté de répondre oui. / HV
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