On a cherché l’équivalent de l’expression « cocorico » appliquée à Grenoble, mais on n’a rien trouvé de satisfaisant… Et tant mieux après tout : mollo sur le chauvinisme… Néanmoins, c’est une grande fierté de la scène électronique grenobloise qui s’apprête à sortir un nouvel album. Biberonné à la funk et au disco, Oxia, alias Olivier Raymond, assiste tout jeune à quelques révolutions musicales et prend en route les wagons techno/house, dans les années 90, aux côtés d’autres Grenoblois devenus incontournables, The Hacker et Miss Kittin en tête. À l’image de tant de pionniers du genre, il crée ses labels, enchaîne les sorties en affinant son son, avant de prendre une autre dimension suite à la sortie de son tube Domino en 2006 – une longue épopée minimale où l’on retrouvait déjà son goût pour les productions mélodiques. Privilégiant la techno « orchestrée » plutôt que le dancefloor bête et méchant sur ses albums, Oxia continue sur sa lancée avec Aelle dont il célébrera la sortie à la Belle Électrique. Chez nous, chez lui. / HV
Photo © Sébastien Veronese