On a toujours pensé que les soirées techno avaient quelque chose de religieux. Cette musique infinie, ces chapelets de motifs percutants, cette obscurité que perce une lumière blanche, n’est-ce pas le rituel d’un monde sans Dieu ? Le passionnant collectif 33e temps ne nous contredira sans doute pas lorsqu’il intitule son ultime événement (même avec un poil d’ironie) “La dernière messe”, avec aux platines Baulsi, Jo Kovaa (photo) et Myori qui ont décidé de « clôturer ce chapitre ». 33e temps retourne à la poussière, et Dieu seul sait où le vent les portera. / HV
Photo © Mélanie Guillemont