Rock

The Limiñanas, hors du temps à la Belle Électrique

De disquaire à groupe de rock psyché incontournable, n’y aurait-il qu’un pas ? Officiant depuis quinze ans désormais, le duo The Limiñanas a toujours su mettre ses références au service de son univers singulier. La part belle est ainsi faite à quelques Cramps, Suicide, et Velvet Underground. C’est sans doute ce qui fait la force du groupe : une musique intemporelle… d’un autre temps. Mais avec Faded, leur nouvel album, c’est à un autre monde que le groupe voulait rendre hommage : au cinéma plus que jamais, mais surtout « aux fantômes des actrices oubliées ».

Les invités sur l’album sont de marque : difficile de refuser une collab’ aux Limiñanas. Des ballades avec Bobby Gillespie ou Anna Jean, elle-même chanteuse à l’univers 1960 tendance yéyé, aux morceaux envolés grâce à la voix folle de Jon Spencer, s’auto-qualifiant de rock star déchue, entre autres. Et bien entendu, on retrouvera sur l’album la présence de leur grand ami Bertrand Belin, avec un J’adore le Monde léger et poétique.

Pour chauffer la salle, place à David Shaw and the Beast. Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce crooner de Manchester, c’est en officiant d’abord au sein de Blackstrobe, puis en enchaînant les collaborations avec quelques grands noms de la scène électronique française (Jennifer Cardini, Arnaud Rebotini ou Vitalic) que David Shaw se fait un nom. Ici, les beats et les synthétiseurs vous feront bouger sur une musique chic et sale, crasse et sexy.

Une première partie qui tranche. Mais si ce co-plateau peut surprendre, c’est bien dans les références et les univers communs à ces deux groupes que se trouve la cohérence de cette soirée. / CS

Photo ©Mathieu Zazzo

THE LIMIñANAS + DAVID SHAW AND THE BEAT

Mercredi 21 mai à 20h

La Belle Électrique

De 24€ à 29€

CHRONIQUES CULTURE

La photographe Nadine Barbançon se passionne depuis plusieurs années pour le grand âge, ou plus précisément les vieux car, comme ...

Pas facile de résumer plus d’un siècle de création BD en une seule exposition, c’est pourtant ce que parvient à ...

À la toute fin du XIXe siècle, Gabrielle Hébert, femme du peintre (très très) académique Ernest Hébert, s’est adonnée à ...

Dix minutes ? Quinze ? Peut-être plus ? On ne sait plus exactement combien de temps Bachar Mar-Khalifé fit durer son tube Ya ...