Bruno Dumont installe dès son premier long-métrage un regard très personnel.
Freddy et sa bande de copains font pétarader leurs mobs dans les rues de la ville. On observe le jeune homme élever un oiseau, embrasser son amoureuse, subir des crises d’épilepsie, casser la gueule à un Arabe… Un drôle de film où l’on a l’impression que tout est vrai et faux à la fois. Que tout est inconséquent. La photo est rugueuse, les cadrages hyper travaillés, les situations, les paysages, l’accent du Nord sont palpables. Mais le jeu, toujours de travers, des comédien·nes amateur·ices ainsi que l’absence de musique nous laissent à distance du récit et des personnages. Le malaise est inévitable. Pourtant le film nous traverse et, à la sortie, on en redemande ! / GH
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