Festival

Festival Les Femmes s’en mêlent : on rate rien !

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Violent Sadie Mode + La Chiale

Disparu de la prog’ l’an passé à cause de l’annulation d’Ellah A. Thaun dont il assurait la première partie, le duo La Chiale sera bien à l’affiche des Femmes s’en mêlent cette année pour délivrer – c’est le cas de le dire – un post-punk rageur dont l’EP Bon courage, au son grunge et lourd, nous donne un excellent échantillon. À l’Ampérage, les deux musiciennes ouvriront cette fois-ci pour Violent Sadie Mode, groupe s’inscrivant dans un mouvement de réappropriation du punk radical old-school par des voix féminines (Amyl and the Sniffers, Lambrini Girls…). Sadie Golding et son trio nous viennent de Bordeaux avec un premier EP nommé Incelcore, comme une fuite en avant immuable aux tempos survoltés. / HV

Surprise + T2LS + Amslamenace + Zey

L’air de rien, l’univers sirupeux et mélancolique de Surprise s’est fait une place toute particulière dans le paysage musical français. Tantôt posées façon mumble rap, tantôt chantées avec douceur, les chansons de Surprise nous entraînent dans ses doutes sentimentaux ou ses ego trip tristes. Forte d’une maturité artistique confondante du haut de ses 22 ans, la jeune chanteuse enchaîne depuis 2023 projets et singles toujours plus aboutis ; pensés comme des micro-mondes où images et musique s’entremêlent.
Son flow singulier, son écriture narrative ciselée ainsi que son besoin d’expérimenter avec exigence font de Surprise une artiste rare qu’on espère voir grandir dans les années à venir. Foncez ! / GH

No sex last night + Drama control + Claude Ultraviolet

Comme tous les concerts de coldwave, celui de No sex last night commence par un drone de synthé qui module dans tous les coins, jusqu’à l’entrée (toujours théâtrale) d’une basse dansante et saccadée. Ça, c’était l’intro live de Paralysée, single signé d’un duo français émergent qui applique des recettes éculées, inratables et réconfortantes : le crumble électro-pop du moment. D’ailleurs, No sex last night sera servi en dessert lors de cette soirée résolument synthétique, précédé de Drama control – plat de résistance glacé, venu du Trièves en plein hiver – et de notre Claude Ultraviolet grenoblois dont on apprécie invariablement les jolis refrains synthpop de karaoké sublime. / HV

Melina + Lalù

Néotrad par-ci, néotrad par-là, néotrad d’est en ouest et du nord au sud, néotrad partout ! Et en particulier sur la scène pop française qui se teinte ces dernières années de musiques traditionnelles internationales portées par l’émergence d’artistes multiculturels faisant valser les frontières esthétiques. Ainsi de Melina, grandie en France au sein d’une famille grecque où résonnait un répertoire d’héritage hellénique. Tout en écoutant des trucs pop en diable comme The Dø, la jeune musicienne étudie le chant et le oud au conservatoire avant d’opérer la grande fusion dans ses propres chansons composites. Le résultat est à découvrir sur un premier disque éponyme séduisant, et bientôt lors d’un concert à l’Aquarium qui s’annonce galvanisant ! / HV

Gildaa + Ada Unn

On hésite : faut-il vous conseiller de regarder l’Arte Concert de Gildaa capté au Cabaret Sauvage (ça vaut mille mots, même bien choisis) ou, au contraire, vous suggérer d’acheter un billet pour le concert de la Source à l’aveugle afin de préserver toute la puissance de l’épiphanie qui vous attend ? Oui, on hésite : les frissons qui vont et viennent le long de notre colonne vertébrale sont-ils provoqués par la voix mythologique de cette Perséphone libérée des Enfers ou par l’intelligence désarmante de ses chansons primordiales ? On hésite encore : Gildaa est-elle la plus belle découverte pop de cette année ou de la décennie tout entière ? Que de dilemmes insolubles ! Même si une chose est sûre : le 20 novembre (avec en plus l’impériale Ada Unn en première partie), lorsqu’il s’agira de se demander où passer une bonne soirée, on n’hésitera pas. / HV

Jasmine Not Jafar + Goupile + Op.16

À l’occasion du festival, la Belle électrique accueille trois univers complètement différents mais incroyablement magiques ce samedi 21 novembre. Immense coup de cœur pour Goupile, une artiste qui vous met du synthé modulaire, de la transe, de la douceur, et même la mer dans les oreilles. À écouter chez soi comme sur le dancefloor – à écouter tout le temps en fait ! Elle partage la scène avec Jasmine Not Jafar, un duo live pour les amateurices de techno, de kicks et de tapage de pieds. La soirée se complète enfin avec Op.16, la troisième étoile, qui jouera on l’espère son nouvel EP : tantôt nimbé de flûtes arméniennes, tantôt psytrance ou techno, on adore. Trois pépites bien fraîches à découvrir sur toutes les plateformes. / AB

Melissa Weikart + Anita Dongilli

Le nouveau projet d’Anita Dongilli, découvert à l’Ilyade il y a un an (même si le spectacle n’était pas encore tout à fait terminé), nous avait impressionnés par son ambition : un voyage à travers la Divine comédie de Dante avec, pour seul esquif, un violon et sa voix. Car il faut avoir de l’espérance – et du courage – pour entrer dans ce chef-d’œuvre poétique indépassable sans y perdre son latin. Déférence donc à Anita, tout comme à Melissa Weikart qui partage avec elle ce renversant Club dimanche au Ciel. Déjà follement conquis par la folk-pop d’Easy, petit disque rempli de grands morceaux de bravoure, nous voilà définitivement en pâmoison à l’écoute des nouvelles chansons (album Contact paru le 23 octobre) de cette artiste virtuose, notamment L’Amour se construit dont la partition semble paradoxalement se déliter… / HV

Photo ©Eliott De Sousa

VIOLENT SADIE MODE + LA CHIALE

Samedi 7 novembre à 20h

L'Ampérage (Grenoble)

De 10€ à 14€

SURPRISE + T2LS + AMSLAMENACE + ZEY

Jeudi 12 novembre à 20h

EVE (Saint-Martin-d'Hères)

Gratuit

NO SEX LAST NIGHT + DRAMA CONTROL + CLAUDE ULTRAVIOLET

Mercredi 18 novembre à 20h30

Le Ciel (Grenoble)

De 10€ à 13€

MELINA + LALÙ

Jeudi 19 novembre à 20h30

L'Aquarium (Saint-Martin-d’Hères)

Gratuit

GILDAA + ADA UNN

Vendredi 20 novembre à 20h30

La Source (Fontaine)

De 13€ à 20€

O.P16 + JASMINE NOT JAFAR + GOUPILE

Samedi 21 novembre à 20h

La Belle Électrique (Grenoble)

Gratuit

MELISSA WEIKART + ANITA DONGILLI

Dimanche 22 novembre à 15h30

Le Ciel (Grenoble)

De 5€ à 15€

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