Artiste solaire, Anaïs Rosso pratique une musique difficile à classer. Elle a appris à transformer ses cauchemars en rêveries musicales où intonations jazz, influences soul, riddims de rumba congolaise forment des chansons pop réjouissantes.
Elle qui dit « faire semblant d’être une grande artiste » s’est inventé tout un paradis afin de dialoguer avec son défunt père, assassiné alors qu’elle était enfant. Pleinement assumée, cette tragédie devient sur scène une narration intimiste où la jeune femme déroule, de sa voix chaude, des miniatures aux paroles poétiques pleines de symboles. Bien qu’elle soit autodidacte, elle utilise ses instruments avec brio. Guitare, synthé et looper l’aident à fabriquer des concerts organiques où ses musiciens accompagnent avec justesse des productions bricolées.
Anaïs Rosso vient tout juste de sortir son premier EP Scandale au Paradis, après trois ans à écumer tremplins et Smac. De quoi donner un nouveau souffle à la suite de sa tournée où on a hâte de la retrouver ! / GH
Photo ©Léa Baert