En fondant le label Italians do it better en 2006, c’est à une forme d’utopie nostalgique que vont donner naissance les Américains John Padgett (alias Johnny Jewel) et Mike Simonetti. Celle d’une réincarnation purement fantasmatique de la musique synthétique des années 80, hantée par les spectres de la synth-pop, de la new-wave et de l’italo-disco. Aux arpèges de synthés frénétiques boostés aux stéroïdes de la synthwave qui apparaît à peu près simultanément sous l’influence de Kavinsky et consorts, les sorties d’Italians do it better offrent une alternative plus vaporeuse, sophistiquée et hypnotique, portée par des contributions vocales qui semblent émerger langoureusement d’un bain d’éther.
En 2007, le label sort successivement le premier volet de la compilation After Dark et les albums de Chromatics et Glass Candy, deux projets menés par Johnny Jewel qui vont servir de carte de visite à l’esthétique ouatée du label. Succéderont, dans les années suivantes, plusieurs autres projets du prolifique producteur : Mirage, Symmetry et bien sûr Desire, collaboration avec la chanteuse Megan Louise dont le morceau Under your spell deviendra l’un des tubes emblématiques de la bande-son du film Drive en 2011. C’est donc à une plongée dans une véritable capsule temporelle que nous invite le concert du duo, qui sera précédé d’une des dernières signatures du label (le duo féminin new-yorkais Mothermary) et conclu par un DJ set de The Hacker. / DG
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