Au départ, on voulait juste remater le premier épisode de la série, histoire de se rafraîchir la mémoire avant d’écrire cet article. Et puis ça a dérapé… Arrivé à l’épisode 10, La Course cycliste – dans lequel Indien remporte le grand prix grâce à un satellite laser commandé par Cowboy sous les yeux médusés de Cheval – on s’est dit qu’il était temps de se remettre au travail… « Absurde », « loufoque », « punk », « farfelu », tels sont les qualificatifs habituellement employés pour décrire Panique au village, la série géniale de Vincent Patar et Stéphane Aubier réalisée en stop motion avec de simples figurines et des décors en carton-pâte. Nous serons donc aux premières loges le 5 décembre pour écouter le ciné-concert électro-pop imaginé par le duo Temps Calme autour de cet univers régressif, « l’occasion de refaire découvrir aux nouvelles générations ces petits chefs-d’œuvre », expliquent les musiciens.
Et si les aventures de Cowboy, Indien et Cheval ne vous font pas autant marrer que nous, pas de panique (si j’ose dire) ! Le festival Le Tympan dans l’œil, dans lequel s’inscrit ce spectacle, propose bien d’autres manières d’appréhender l’art du ciné-concert : cubaine avec le docu Suite Habana accompagné du pianiste Harold López-Nussa (photo) puis le film Soy Cuba réorchestré par la Cie SZ ; classique grâce à la BO de The Artist revisitée par Le Bruit de la pellicule ou le Paranoïd Park de Gus Van Sant remixé par les Vinyl Lovers ; inédite à travers la toute première représentation du groupe électro-jazz Modern Avenue sur les images new-yorkaises de In a rush ; décalée avec le détournement de films SF des années 60 intitulé Chromozone 51… Dont le fameux alunissage filmé par Kubrick ? Calmez-vous les conspis : on rigole. / HV
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