Cette année, le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival consacre une grande partie de sa programmation aux musiques brésiliennes, ce qui n’est pas pour nous déplaire.
/ Par Antoine De Tonnesses
Quand le jazz flirte avec les plages de Copacabana, ça donne un cocktail musical à écouter sans modération. Vous l’aurez compris, le Brésil sera à l’honneur cette année pour la 21ème édition du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival avec une programmation alléchante que vous pourrez découvrir dans pas moins de 10 salles partenaires de l’agglomération qui accueilleront 11 concerts et 2 masters class.
À ne pas rater pour les musiciens mélomanes, celle de Zaza Desiderio (photo). Né à Rio de Janeiro, ce batteur, percussionniste, compositeur et arrangeur mènera une master class autour des percussions sud-américaines. Du même artiste, notez le concert du 10 octobre à la salle Edmond-Vigne de Fontaine autour d’un sextet nommé Boca no Beco. Un mélange de samba, de bossa-nova et de baião (danse populaire) porté par la voix chaude et vibrante de la solaire Paula Mirhan. Un événement pour toutes les oreilles curieuses et passionnées !
Au pied de la Bastille, notre Corcovado grenoblois, l’auditorium du musée de Grenoble accueillera le 2 octobre le duo Alison Pereira (clarinette) et Philippe Powell (piano). Fils du célèbre guitariste Baden Powell, figure incontournable de la musique brésilienne (et non pas du fondateur du scoutisme), on se doute que celle-ci coule dans ses veines depuis son plus jeune âge. Les deux compères (au passage pour la première fois en duo sur scène) offrent une musique exigeante et lumineuse mêlant compositions originales et œuvres de figures emblématiques du répertoire brésilien.
Haïkus musicaux
Si tu vas à Rio n’oublie pas de faire d’abord un petit détour par Saint-Égrève pour aller écouter Guillaume Poncelet, artiste ouvert d’esprit et exigeant, pianiste et trompettiste dont on a pu apprécier les collaborations inspirées avec Ben Mazué ou Gaël Faye, entre autres. Parmi les autres concerts moins ciblés Brésil, osez l’expérimentation, l’improvisation et l’originalité avec les voix du Haïkaï Trio et leurs haïkus musicaux a capella.
Allez, on remet ses tongs pour un dernier concert qui donne envie comme une bonne caïpirinha, celui de Noemi Nuti. La chanteuse et harpiste accompagnée de ses musiciens présentera son dernier album Venus Eye qui explore ses racines méditerranéennes et approfondit les rythmes brésiliens et sud-américains. Pour vous convaincre, écoutez le bossanovesque endiablé Crazy Dance ou encore le magnifique Beautiful Life, rythmes syncopés (marque de fabrique commune à la musique brésilienne et au jazz), tout en retenue et en douceur, elle est pas belle la vie ?
Photo © Laurent Decavele