Humour

David Castello-Lopes à l'Auditorium : il possède de l'humour

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Sur France Inter, il répond à des questions que lui seul (ou presque) se pose – Édouard Balladur était-il cool ? Est-ce que Dieu peut rire à une blague ? Que faire avec les petits morceaux de savon qui sont trop petits pour que l’on continue à se laver avec ? Sur Arte, dans sa pastille Le Monde des choses, il « sonde l’âme des objets inanimés », des poêles à frire au vinaigre en passant par le vélo mou. Sur Konbini, il blablate de tout et de rien avec des invités prestigieux (Thomas Pesquet, Angèle, Pierre Niney, Tony Parker…) dans le podcast bien nommé Small Talk. Et sur scène, il mélange un peu tout ça dans une sorte de conférence décalée aussi instructive qu’hilarante. Ainsi va la vie de David Castello-Lopes, journaliste reconverti en humoriste qui garde toutefois son âme de professionnel de l’info avec les trois médias précités.

Celui qui s’est officiellement lancé dans le grand bain du rire il y a quatre ans avec un premier spectacle intitulé Authentique vient d’en livrer un second : Délicieux. Car le quadragénaire, qui a un temps bossé au service vidéo du Monde, a décidé de « démêler ce qui provoque le plaisir chez les êtres humains ». Résultat : son seul-en-scène est à ajouter à la longue liste des sources de plaisir, aux côtés du « verre de Sancerre qu’on fait durer sur les bords de la Seine au printemps » et du « décès d’un être que l’on n’aime pas ».

Monsieur je-sais-tout

Sur le plateau, David Castello-Lopes happe ainsi l’attention avec ce qu’il dit, mais également avec ce qu’il propose, notamment en images et en musiques. Celles et ceux qui, dans la salle, connaissent sa fameuse enquête vidéo sur les montres suisses et le tube Je possède des thunes qui en a découlé se retrouveront d’emblée en terrain connu. Les autres seront surpris d’entendre leur hôte d’un soir disserter sur un ancien ministre facétieux (son pote d’enfance), l’écosystème fake des start-up (où les C deviennent des K parce que c’est plus cool) ou encore la signification du nom de la marque Seb (spoiler : il est question d’emboutissage et de Bourgogne).

Des infos qu’il offre avec la décontraction de celui qui sait qu’il a de la matière pour intéresser un quidam sans doute moins informé que lui sur l’état du monde – c’est que le monsieur sort ce mois-ci un livre sur l’histoire de certaines inventions (un concept à prendre au sens très large), titré Les Nouvelles origines (parce qu’il y a eu un premier tome il y a deux ans). Une véritable encyclopédie que ce Franco-Portugais doté, donc – surtout même –, d’un sens de l’humour affûté, et parfois savoureusement noir. En sortant de la salle, personne ne pourra lire feu Jean Teulé sans penser à lui !

Photo ©Thomas O’Brien

DAVID CASTELLO-LOPES

Jeudi 22 octobre à 20h

L'Auditorium (Grenoble)

40€

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