Loin de nous l’idée de provoquer en vous une montée de chaleur à la lecture de cet article (en réalité si, un peu quand même), mais nous étions obligés d’en parler : le collectif La Fièvre poursuit son rayonnement encore ce mois-ci. Et on va pas se mentir, en ces temps sombres de repli sur soi et haine des autres, leurs événements jaillissent des nuages gris telle une bouffée d’air frais.
On vous dresse le portrait. La plupart des gens utilisent le square Silvestri pour une partie de basket ou une session skate, le collectif en a fait son fief pour tout autre chose. Avec eux, le terrain se transforme et devient une piste de danse aux diverses esthétiques musicales, des rencontres, une expérience. Organisateur d’événements et média culturel, la Fièvre a su prouver maintes et maintes fois comment faire briller les cultures hip-hop et afro-descendantes en se réappropriant de nombreux lieux grenoblois. Que ce soit pour la Fièvre d’été, Fièvre d’hiver ou lors de l’event Black & wild edition célébrant « un cri collectif, une célébration des luttes noires et des révolutions culturelles », l’association déploie ses ailes pour offrir DJ sets, workshops, expo, et autres plaisirs.
Les prochaines dates arrivent tout bientôt puisque la Fièvre pose ses valises à l’Ampérage le 3 octobre pour une soirée Young wild & free sur le thème de nos années lycée (on n’a pas tous les mêmes rèf’ mais MSN, les skyblogs et Charmed sont bien les nôtres) avec pour pépites artistiques la talentueuse Mosi (immense coup de cœur) et le fondateur du collectif Juicy Gaets. Si vous en voulez encore, la lancée se poursuit en Bowler Room afro-caribéenne, hip-hop et house music le 9 octobre au Bowling d’Échirolles. / AB
Photo © Jordan Marchand