Quand mentir à son enfant devient un acte de courage. C’est le paradoxe qu’aborde avec justesse Roberto Benigni dans cette fable poignante. Inutile de lui chercher une fidélité historique, car si le film s’inscrit dans les nombreuses représentations de la Shoah au cinéma, le réalisateur s’écarte du documentaire et ne cherche pas à montrer l’atrocité. C’est avant tout l’histoire de Guido, de sa rencontre avec Dora qui devient sa femme, et de leur fils Giosuè, dans l’Italie du début des années 40. Lorsqu’ils sont déportés, Guido utilise son imagination pour préserver son fils d’une réalité cauchemardesque. Une tentative pleine d’espérance à laquelle on succombe.
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