Chez Dinaa, il y a un je-ne-sais-quoi de transgénérationnel. Dans un monde de niches comme le nôtre, c’est une denrée rare ! Sa musique est un patchwork de guitare folk, de chanson française, de batteries pop-rock, de voix soul ou de flows rap. Une note d’intention plutôt mûre pour une artiste de tout juste 21 ans. Musicienne accomplie, Dinaa compose et produit seule l’essentiel de sa musique. Son univers visuel est également très léché, entre paysages sauvages pleins de métaphores et virées urbaines nocturnes entre copines. Control freak, elle ne laisse rien au hasard.
Dans son dernier album Maison vide, Dinaa se met à nu et nous livre ses engagements, ses états d’âme. L’aplomb dont elle fait preuve peut parfois déstabiliser, mais cela semble être une armure de pudeur dont la jeune femme use afin de se préserver. Une force de caractère bouillonnante qui cache plein de fragilités. En concert, celle qui a appris la guitare d’un beau-père gitan, se produit seule en scène. Elle n’a besoin que de son instrument et de sa voix pour emporter un public qui connaît déjà les paroles de ses chansons par cœur. Dinaa a ainsi tout ce qu’il faut pour que sa carrière dure encore longtemps et soit aussi intransigeante que populaire. / GH
Photo ©Fiona Bazze