Qu’il nous manque, le Wes Anderson de 2012 ! Depuis quelques films, le réalisateur américain ne s’intéresse plus – semble-t-il – qu’à ses élucubrations formelles (travellings véloces, couleurs surréalistes) et ses castings clinquants aux dépens du scénario, The French Dispatch en meilleur exemple. Nous voilà donc résolus à revoir ses « premiers » films (on n’a pas encore vu The Phoenician Scheme, soyons honnêtes) dont ce Moonrise Kingdom renversant avec maestria les rôles adultes/enfants. Les premiers, en proie à divers caprices, étant bien incapables de mener leur existence, quand les seconds se révèlent d’une implacable sagesse, surtout lorsqu’il s’agit d’expérimenter les choses de l’amour… Une merveille à revoir, et revoir encore !
Photo © Studio Canal