Danse

"Nôt", le spectacle qui divise, passe par la MC2

Qu’y a-t-il des Mille et Une Nuits dans le spectacle Nôt de la chorégraphe et performeuse cap-verdienne Marlene Monteiro Freitas, Lion d’argent à la Biennale de Venise en 2018 ? Sans doute beaucoup de références travaillées pendant les répétitions, décelables ici et là – du sang pour évoquer les féminicides du récit ? Shéhérazade et l’horrible sultan en tel ou tel interprète ? Et plein, mais vraiment plein d’autres choses.

Dévoilé l’été dernier dans la prestigieuse Cour d’honneur du Palais des Papes lors du tout aussi prestigieux Festival d’Avignon, Nôt (« nuit » en créole du Cap-Vert) était attendu, ne serait-ce du fait de la hype entourant en France Marlene Monteiro Freitas et ses spectacles délirants, très loin de ce que le mot danse peut laisser penser. Dans une scénographie efficacement chargée et portée par huit artistes fascinants, qu’ils s’expriment avec leur corps, des objets en tout genre ou des instruments de musique, Nôt convoque ainsi le grand-guignolesque, la pantomime ou encore la musique dans une joyeuse ambiance carnavalesque.

Sur le plateau, pendant 1h45, prend alors forme un tourbillon visuel et sonore certes captivant par moments, bien qu’éreintant sur la durée, très loin des promesses narratives inconscientes des Mille et Une Nuits. D’où une salle qui, le soir où nous l’avons vu, s’est vidée progressivement par petites grappes au fil de la représentation. Avant, au milieu d’un public resté jusqu’au bout mais timide dans ses applaudissements (c’était notre cas), des « bravos » enjoués de la part des fans. Et de nombreuses discussions animées ensuite ! / AM

Photo © Fabian Hammerl

NÔT

Mercredi 29 avril à 20h

MC2 (Grenoble)

De 5€ à 29€

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