Saison 26/27

Quinze concerts d'ici l'hiver

Slomosa

Les Scandinaves s’y connaissent en rock, et pas seulement en metal : Slomosa en est une preuve éclatante. En deux albums, Slomosa (2020) et Tundra rock (2024), clin d’œil à leur nationalité norvégienne et à leur esthétique desert rock, le groupe se revendique comme héritier de Queens of the Stone Age – sans en être la pâle copie. Le second opus, avec l’intégration de Marie Moe à la basse et au chant au côté de Benjamin Berdous, affine l’identité du groupe. Plus mélodique, Tundra Rock laisse davantage respirer des riffs toujours lourds et semble taillé pour la scène. Ça tombe bien ! / DD

Dim. 4 et lun. 5 oct. à 20h
L’Ampérage

De 25€ à 28€

Rodolphe Burger replay Kraftwerk

OK les pionniers de la musique électronique européenne, OK les textures synthétiques inédites, OK la bande-son de l’homme aliéné à la machine… On connaît par cœur toutes les raisons avancées depuis des décennies pour analyser le succès de Kraftwerk. Mais à force de répéter ces antiennes conceptuelles, on a fini par oublier l’essentiel : le quatuor allemand n’aurait pas connu telle gloire sans un travail de composition, d’harmonisation, d’orchestration, sans un sens du phrasé mélodique aguicheur et profond. En reprenant à sa sauce rock l’éblouissant album Radio-Activity, Rodolphe Burger ne dit pas le contraire. Dont acte à la Source dans quelques semaines. / HV

Jeu. 8 oct. à 20h30
La Source (Fontaine)
De 13€ à 20€

Lofofora

Trente-cinq ans de carrière, des milliers de concerts, le pied à l’étrier de dizaines de groupes, et une envie de tout casser qui habite toujours aussi vigoureusement Lofofora. Le public est resté fidèle à cette locomotive du metal des années 90-2000, qui détonnait à l’époque avec ses penchants punks hardcore et son phrasé rap. Le secret ? Les Lofo’ sont parvenus à traverser les décennies sans se ramollir d’un iota, ni dans le son ni dans le propos, et sans virer vieux cons non plus. Notre reco : un concert de Lofofora chaque année, ça maintient en bonne santé ! / DD

Jeu. 8 oct. à 20h30
L’Ilyade (Seyssinet-Pariset)

De 20€ à 26€

Alma Rechtman

Elle n’a pas encore sorti d’album, seulement quelques singles – Dans ma maison, Je veux être dans tes bras, Corps tambour… – qui suffisent néanmoins à faire la différence dans le flot ininterrompu de jeunes artistes pop français qu’on a parfois bien du mal à distinguer les uns les autres. Là, il y a quelque chose, une écriture ambitieuse, une tessiture inhabituelle, un goût pour le chant choral qui donne à ses morceaux une ampleur immédiate… Alma Rechtman est assurément une musicienne à suivre. / HV

Ven. 9 oct. à 20h
La Faïencerie (La Tronche)
De 8€ à 16€

Emily Loizeau

Un motif de piano comme un arpège de guitare, une mélodie concise et familière, et le récit d’un rêve qui fait mal au réveil : où l’on retrouve, bien vivant, bien tangible, un être cher décédé, pour quelques minutes seulement… C’est L’ Autre bout du monde, la chanson qui fit entrer Emily Loizeau dans la postérité dès son premier album il y a tout juste 20 ans. À l’occasion de cet anniversaire, l’artiste s’allie avec le Quatuor Debussy pour revisiter son répertoire lors d’une petite tournée, une poignée de concerts, qui passe par La Rampe où – pas de hasard – elle était venue interpréter son Autre bout du monde au début de sa carrière. / HV

Mar. 13 oct. à 20h
La Rampe (Échirolles)
De 8€ à 32€

Davide Ambrogio

À l’ère de l’intelligence artificielle, où s’opposent des hommes en panique technologique et d’autres en extase devant ce prétendu « progrès », un courant musical prend toujours plus d’ampleur, miroir des contradictions et paradoxes en présence. Le néotrad convoque ainsi des répertoires traditionnels précis pour les transfigurer en mélangeant instruments rituels et machines électroniques. Ce qui donne souvent un caractère spirituel à des textures numériques qui en semblaient dénuées. Ainsi du dernier album de Davide Ambrogio, Mater Nullius, qui explore la musique utilisée lors de la Semaine Sainte en Italie du Sud. Vivifiant et transcendant. / HV

Jeu. 15 oct. à 20h
Hexagone (Meylan)
De 6€ à 24€

Super Parquet

Genèse de la pop mondiale, la musique trad’ se fait une place à la Source le temps d’une soirée. Super Parquet réinvente son patrimoine auvergnat depuis plus de 10 ans en mêlant instruments folkloriques et beats électroniques généreux. Les puristes enrageront, mais adapter c’est trahir. Et Super Parquet sait trahir avec respect pour entraîner les foules au rythme d’une bourrée électro. N’oublions pas le trio Aflama qui ouvrira les hostilités avec leur jubilatoire trad’ dauphinoise. Sortez les sabots ! / GH

Ven. 16 oct. à 20h30
La Source (Fontaine)
De 9€ à 16€

Zamdane

Les textes authentiques et les mélodies chargées d’émotions du rap de Zamdane confèrent une vraie profondeur à ses productions. Il célèbre sans complexe la nostalgie, le sursis ou la rédemption. Un peu too much parfois, mais toujours touchant. Sa maîtrise du rap autotuné moderne ne l’empêche pas de poser des flows bien à lui, tout en décalages. Pensé comme un show immersif, le live de son dernier album RAHMA risque de vous faire chavirer dans un flot de sanglots. N’oubliez pas votre mouchoir. / GH

Mer. 21 oct. à 20h
La Belle Électrique
De 27€ à 32€

L’Antidote

Voilà un trio qu’on est impatient d’aller écouter ! En effet, non contents de faire dialoguer les cultures moyen-orientales avec élégance, ces trois musiciens savent mettre leur virtuosité au service d’une sensibilité à fleur de peau. Ainsi, ce violoncelliste albanais, ce percussionniste iranien et ce pianiste libanais parviennent brillamment à jongler avec les émotions des auditeurs et pensent la musique, celle qui fait vibrer les âmes, comme le possible antidote aux tourments qui traversent le monde, et leurs pays respectifs en particulier. / BB

Ven. 13 nov. à 20h
MC2

De 5€ à 34€

Dakeez

Ancien danseur de Justin Bieber, Dakeez sait faire le show. Sa voix haut perchée et ses gimmicks de lover rappelleront sans doute The Weeknd. Mais ne vous y trompez pas, il n’est pas question ici d’une version Wish de cette évidente filiation. Le RnB de Dakeez sait toucher la corde sensible avec singularité. Chant, danse et attitude n’ont jamais été aussi bien maîtrisés en France qu’avec ce jeune artiste phénomène en pleine ascension. Courez le découvrir à l’Ampérage avant qu’il n’explose. Et croyez-nous, vous n’aurez plus jamais l’occasion de le voir performer en si petit comité ! / GH

Sam. 14 nov. à 20h
L’Ampérage
22€

Girls in Hawaii

Intrigantes ces Girls… déjà parce que ce sont des boys et qu’ils ne viennent pas d’Hawaii mais du plat pays. Au-delà des apparences, il y a la singularité de leur musique : fidèle alliance entre une indie pop délicate et la poigne d’un rock brut. Tellement fidèle, qu’en 26 ans de carrière, le groupe a laissé une marque indélébile sur la scène belge et européenne. Avec la texture feutrée de leurs synthés et les voix mélancoliques qui font leur identité, les Girls nous enveloppent d’une atmosphère aérienne, hors du temps et de l’espace. Aussi, neuf ans après leur tendre Nocturne (2017), quel plaisir de voir un nouvel album (Eldorado) pointer le bout de son nez ! / NDF

Sam. 14 nov. à 20h
La Belle Électrique
De 25€ à 30€

Gildaa

Mais où a-t-on entendu pour la première fois les Pensées diluviennes de Gildaa ? Impossible de s’en souvenir, et pourtant le morceau nous hante comme une mélodie fantôme depuis – semble-t-il – toujours. Si ce magnifique single n’est sorti qu’en mai 2025, permettez-nous d’être un peu mystiques ; puisque c’est à ce genre d’ésotérisme puissant que nous invite la chanteuse franco-brésilienne à travers l’intégralité de son premier album éponyme, variations pop mélancoliques et ouatées autour de nos zones d’ombre. Où se révèlent déjà une mélodiste impériale, un cosmos artistique propre et, si l’on en croit la presse, une intense performeuse sur scène. / HV

Ven. 20 nov. à 20h30
La Source (Fontaine)
De 13€ à 20€

Melissa Weikart

Sorti en 2025, l’EP Easy de Melissa Weikart est un bijou absolu. Et son titre résume bien la sensation qui nous parcourt sans cesse à l’écoute de ces six chansons ravissantes : l’impression d’une facilité totale chez cette pianiste franco-américaine lorsqu’il s’agit d’arpenter son clavier ou d’y déposer quelques mélodies avec sa voix. Voilà une artiste à la fois technique et sensible, virtuose et instinctive, raisonnable et téméraire. Un coup de cœur qui bat très fort. / HV

Dim. 22 nov. à 15h30
Le Ciel
Prix libre

Desire

De la bande-son de Drive, le fameux thriller atmosphérique aux couleurs néon de Nicolas Winding Refn avec Ryan Gosling, on retient le plus souvent deux morceaux : Nightcall de Lovefoxxx et du regretté Kavinsky, et Under Your Spell du groupe canadien Desire. Figure emblématique, aux côtés de Glass Candy et Chromatics, du label de Portland Italians do it better, Desire, qui réunit aujourd’hui la chanteuse Megan Louise et le producteur Johnny Jewel, continue de tracer le même sillon nostalgique qu’à ses débuts : une dream pop synthétique et éthérée, teintée d’influences italo, qui ne devrait pas manquer de séduire un large public. / DG

Mar. 1er déc. à 20h
L’Ampérage
18€

NeS

Outsider discret, NeS pratique un rap capable de faire cohabiter sonorités old school et compositions audacieuses. Il fait partie de cette génération de musicien·nes galérien·nes qui ont grandi sur les réseaux en utilisant Soundcloud comme un crash test de leur musique. Malgré son jeune âge, son flow nostalgique séduira les darons et ses textes intimistes feront craquer les daronnes. Quand sa direction artistique de niche touchera les teens en plein cœur. Une sortie familiale en perspective ! / GH

Ven. 4 déc. à 20h
La Belle Électrique
De 26€ à 31€

Photo ©CallMarg

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