Pur produit de l’Angleterre, The Spitfires soigne autant le son que l’esthétique mods – pattes, total look Fred Perry bien boutonné jusqu’au cou, chaussettes apparentes, belles guitares. À la tête du groupe, le chanteur guitariste Billy Sullivan s’impose comme le successeur évident de Paul Weller (The Jam).
Les Spitfires sont prolifiques, avec six albums studio depuis 2015. Le dernier, MKII, est issu d’une reformation, avec de nouveaux musiciens autour de Billy Sullivan à qui l’aventure solo n’a pas tellement réussi, de son propre aveu. Toujours dans l’ambiance punk rock british des seventies, ce dernier opus s’inscrit dans la lignée de son tube de qualité Better the devil you know, avec des textes dénonciateurs et des rythmes efficaces. En décembre, le concert des Spitfires à Paris n’a, selon le fanzine Benzine, pas eu le succès escompté, l’énergie de Sullivan et ses acolytes ne suffisant pas à remuer réellement la foule. Gageons qu’à Grenoble, l’osmose va opérer pour l’un de ces beaux pogos que l’Ampérage sait offrir ! / DD
Photo © Lawrence Watson