Ils ne révolutionnent pas la musique. Mais le rock indie teinté de funk de Moïzo est frais, bien rythmé comme on aime. On est séduits par la jolie voix du chanteur Valerian, notamment sur le morceau rock-folk Fire ou encore sur Mythos. Fondé en 2022 dans le Chablais, le quintet manque encore d’une identité claire, mais livre sur son premier album Mystic Town, qui s’écoute en dandinant des fesses, plusieurs sons très prometteurs. Bien qu’inégal (Nobody ou Listen sont des pépites, tandis qu’on aurait largement pu se passer de Kiss my ass), le rock de Moïzo nous fait rêver de la saison ensoleillée des festivals, bière à la main, en short dans l’herbe. En attendant cette période bénie des dieux, Moïzo est la promesse d’un concert où l’on va danser dans la joie et la bonne humeur, sur des paroles (en anglais) faciles à retenir. Dernier argument pour vous convaincre de passer le 2 mai à l’Ampérage, on nous jure que le frontman est particulièrement charismatique sur scène. / DD