Sur la pochette de son premier album, Nathalie Froehlich apparaît en héroïne punk chevauchant un bolide à travers une ville en flamme. Le titre : Et la fin sera belle. À bientôt 30 ans, la Suissesse incarne avec détermination les tourments de sa génération, lucide quant à l’avenir de la planète, un peu déprimée par l’inaction générale, mais certainement pas résignée à l’impuissance. Nathalie Froehlich contribue donc à la révolution nécessaire en organisant de grandes fêtes absolues – ses concerts – en forme de rave parties scandées de stances politiques. « Je crie très fort sur plein de musiques qui tabassent », résumait-elle chez Basique il y a un peu plus d’un an. Rien à ajouter pour décrire une musique syncrétique moderne où cohabitent le baile funk, la techno, l’eurodance, le rap, la pop… Équilibre savant entre les influences de la marge et l’ouverture au grand public : « Je suis la mainstream de l’underground et l’underground des mainstreams. » Après un passage au Magic Bus l’an passé, Nathalie Froehlich est de retour dans la cuvette à l’occasion du bal queer et drag des Spice Kitten à EVE. / HV
Photo © Olivia Shenker