Danseuse, performeuse, DJ, écrivaine, militante, vidéaste, membre de la scène ballroom : le couteau-suisse Habibitch est une artiste qui dénonce les dominations en croisant plusieurs causes intersectionnelles. Son objectif ? Elle souhaite Décoloniser le dancefloor (titre de son ouvrage paru aux éditions Les Liens qui libèrent) et montre comment « danser sa politique et politiser sa danse » avec ses propres créations, entre chorégraphie et réflexion. D’origine franco-algérienne, l’activiste queer féministe réussit à entremêler les espaces alternatifs et institutionnels, se plaçant en figure de proue du militantisme décolonial et de la lutte contre le génocide en Palestine.
Elle nous fait l’immeeense plaisir de venir pour l’événement « Tant qu’il le faudra – Week-end antifasciste » du 16 au 18 octobre. Durant trois jours, l’inter-orga contre l’extrême droite nous concocte concerts, stands, conférences et autres plaisirs visuels, auditifs et gustatifs pour lutter ensemble contre le fascisme. Et attention les yeux, ce n’est pas une, mais deux performances qu’Habibitch nous délivrera afin d’offrir ses multiples talents. Samedi matin, elle partagera sa conférence chorégraphiée Décoloniser le dancefloor, alliant sociologie, mouvement et culture club. Puis le soir, place à la musique pour un set house qui s’annonce comme la définition même de l’énergie. / AB
Photo ©Tristan Cochon