C’est une programmation des plus ambitieuses que nous a concoctée l’équipe de Dolce Cinema pour cette 19e édition des Rencontres du cinéma italien. Avec en son centre, une rétrospective consacrée aux années de plomb en Italie qui, plusieurs décennies plus tard, continuent de peser de tout leur poids sur l’histoire politique du pays. Composée de quatre films et d’une conférence, cette dernière sera complétée par d’autres temps forts thématiques tout au long du festival, comme une ouverture festive en hommage au quartier Saint-Laurent, deux rencontres à la Maison Internationale (autour de Goliarda Sapienza et de Luigi Pirandello) ou encore une soirée de clôture à la Belle Électrique en l’honneur du fameux chanteur Zucchero.
Mais c’est avant tout au cœur des salles obscures que se déroulera l’essentiel du festival avec près d’une vingtaine de films encore inédits répartis en trois sections (avant-premières, compétition et panorama). L’occasion de voir avant tout le monde quelques longs-métrages très attendus (La Grazia, le dernier film de Paolo Sorrentino, ou encore Sotto le Nuvole, nouveau documentaire du grand Gianfranco Rosi), mais surtout de découvrir quelques-unes des nombreuses pépites non distribuées en France dénichées par l’équipe du festival. On pense par exemple à l’intrigant Ciao Bambino (photo), premier film de Edgardo Pistone situé dans un quartier populaire de Naples, à La Città Proibita de Gabriele Mainetti qui, après Freaks Out, continue son exploration du cinéma de genre en s’attaquant cette fois au kung-fu… Mais également à quelques documentaires hors des sentiers battus comme Nyumba, qui suit le récit de cinq migrants en quête d’un nouveau départ, ou encore Kissing Gorbaciov, qui revient sur les échanges entre des groupes de rock soviétiques et italiens dans les années 80. / DG
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