Festival

Ultravirage au Palais des sports : notre sélection

/ Par Damien Grimbert et Alex Beaume

Ceephax Acid Crew

Aussi cérébrale que dansante, la musique de Ceephax Acid Crew n’est pas sans rappeler celle d’artistes comme Squarepusher (son grand frère), Aphex Twin ou DMX Krew. Même penchant pour le live, les sonorités analogiques old-school et les mélodies rétro-futuristes, même facilité à varier les registres, de la techno acid à la proto-house, en passant par l’ambient, le breakbeat ou la chiptune… Un grand nom de la scène britannique.

DJ Stingray 313

Fervent défenseur d’une électro sombre, breakée et futuriste, DJ Stingray 313 est une véritable légende de l’ombre de la scène de Detroit, au sein de laquelle il officie depuis plus d’une trentaine d’années. Un temps DJ pour le mythique duo Drexciya, il est l’auteur de mixes aussi techniques que frénétiques où électro, techno, Miami bass, et ghetto-tech s’enchaînent et s’entrechoquent à la vitesse de l’éclair.

Soichi Terada

Vétéran de la scène house japonaise du début des années 1990, puis compositeur de bande-son de jeux vidéo quelques années plus tard (la série des Ape Escape, entre chiptune, jungle et drum’n’bass), Soichi Terada a connu un inespéré retour de hype en 2015, avec la sortie d’une encensée compilation rétrospective sur Rush Hour. Il s’est depuis transformé en véritable showman à l’énergie ultra-communicative, dont chacun des lives embrase le public.

Yoni Yon

Yoni Yon débarque à ultravirage pour faire la part belle à la scène locale et ouvrir encore plus l’éclectisme de ce festival. Une proposition de voyage qui nous ravit, puisque l’artiste va piocher différents styles de différents pays pour construire ses sets. On y trouve de l’afro-house techno, du baile funk du Brésil, de l’UK garage, de la techno d’Atlanta, des vibes latines hybrides, du shatta, du reggaeton des Caraïbes, de la trap. En somme, une DJ qui construit des ponts entre les univers pour une expérience au top.

LB aka Labat

Que de chemin parcouru pour le Lyonnais LB aka Labat. Enrichissant sa palette au fil des ans, il est progressivement devenu un véritable DJ tout-terrain, en mesure de balayer un vaste spectre de sonorités pour satisfaire son public : house, trance, jungle, ghetto-tech, acid techno, breakbeat… sans oublier une appétence toute particulière pour les samples vocaux addictifs capables de mettre en transe une salle entière.

Brodinski

Ancien enfant prodige de la bloghouse de la décennie 2000, puis fondateur du très hype label Bromance de 2011 à 2017, Brodinski semble avoir déjà vécu plusieurs vies. Après un exil de plusieurs années à Atlanta pour collaborer avec la nouvelle scène rap locale, son run des années 2020, partagé entre rap avant-gardiste et expérimentations post-club et condensé dans son nouvel album Mono City, est peut-être le plus passionnant.

Evil Grimace

Novembre 2013 : en l’espace d’un morceau fracassant (3 Litres), Evil Grimace ressuscite l’âme du gabber hollandais du début des années 1990, et lui donne une nouvelle vie en le confrontant avec l’une des punchlines les plus hardcore du rap français. Le frapcore est né, nouveau point de convergence entre deux esthétiques musicales aux origines prolétaires qui va décupler leur efficacité respective. Rien ne sera plus jamais comme avant.

Fasme

Fasme, producteur, performeur et DJ nantais, excelle dans un rythme électro brute, endiablée par des machines analogiques comme la TB-303 (un synthétiseur incroyable pour les fans de musique acid). Entre électro perchée, acid ravageur et techno, IDM mélancolique et synthés puissants, c’est un artiste qui parvient à nous faire danser les doigts au ciel. Célèbre pour ses lives expérimentaux inspirés de Drexciya, James Holden ou encore Aphex Twin, Fasme nous fera ce cadeau lors du festival.

De Grandi

Il y a tout juste dix ans, voyait le jour la compilation Boss Rush, première émanation du label parisien Paradoxe Club qui allait mettre en lumière une nouvelle génération de producteurs hyper-talentueux baignés d’influences multiples : club, grime, bass music, house, techno… Parmi ces derniers, De Grandi s’impose comme l’un des plus consistants, enchaînant les morceaux iconiques (Paris Nord-Est, La Teknoz…) avec une régularité métronomique.

Le Kaiju

DJ, productrice, chanteuse… En l’espace de quelques années, Le Kaiju (notre photo) s’est imposée comme l’une des figures les plus innovantes de la nouvelle scène queer parisienne. Fondatrice du label Grand Remplacement Records et tirant son inspiration d’une multitude de musiques de club souvent minorisées (ballroom, jersey, brazilian funk, footwork…), iel partagera la scène avec le rappeur Kaba le temps d’un live haute intensité.

Teki Latex, Mezigue et Brava

Le printemps est là, il faut ainsi nécessairement chérir ce qui fait de nous de doux insouciants et multiplier les moments de joie. C’est ce que le festival a bien compris en invitant le combo gagnant avec non pas un, non pas deux, mais trois artistes plus que confirmés mêlant rap, électro, hip-hop et airs latins. La particularité : deux MC’s (Master of ceremony) qui déploieront un flow pointu sur des kicks bien affûtés. La légende Teki Latex (ex TTC), le Parisien Mezigue et l’Espagnole Brava n’auront qu’un seul objectif : nous faire danser.

Photo © Malo Lecollinet

ULTRAVIRAGE FESTIVAL

Du vendredi 3 avril au dimanche 5 avril

Palais des sports (Grenoble)

De 22€ à 48€

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