Introduite par trois cartes historiques évoquant les possibles planifications urbaines en fonction des enjeux de l’époque (les fortifications au XVIIIe siècle, la circulation automobile et ferroviaire en 1923 et le logement en 1965), cette exposition nous invite à nous projeter dans le Grenoble de 2040 à l’aune des enjeux du moment, à savoir écologiques et climatiques. En plus d’entretiens audio et vidéo, le parcours présente une immense fresque qui permet de s’immerger dans les quartiers de la ville et d’imaginer les aménagements futurs – certains déjà à l’œuvre (voies cyclables, espaces verts…), les autres à amorcer (géothermie, pompe à vent, récupération des eaux de pluie…). Sympathique, mais rien ne nous est dit sur leur financement.
Par ailleurs on notera que, renouant avec le vivant, ce paysage urbain intègre les animaux, la végétation et les sols comme des acteurs essentiels de la transformation urbaine. Si l’objectif louable est de rendre désirable le futur, on a toutefois du mal à imaginer qu’il puisse l’être réellement après les dégâts causés par un été caniculaire qui s’annonce comme la norme à venir… Heureusement pour les éco-anxieux, il y a la possibilité de se tourner vers l’immense panorama photographique réalisé depuis le sommet de la tour Perret en 1925. On y voit les quartiers de l’Abbaye-Bajatière encore largement occupés par des petites maisons et des jardins maraîchers, et ça fait du bien. / BB
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